Avant qu’il ne soit trop tard…

Avant qu’il ne soit trop tard, pensez dès maintenant à entretenir régulièrement l’intérieur de votre véhicule. Une fois le tissu encrassé, le vinyle usé ou le cuir craquelé, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer… et moi pour vous aider – certes – mais quand même…

Pour le bonheur de votre auto, voici quelques astuces pour rafraichir et conserver votre intérieur !nettoyage intérieur véhicule

1. Comme à la maison… on aère et on dépoussière !

Aérer, c’est simplement ouvrir régulièrement les portières, et le garage bien entendu, pour renouveler l’air et éviter l’accumulation d’humidité dans l’habitacle. Les parties métalliques, les mousses des sièges, ainsi que les revêtements et les moquettes vous diront merci.
Dépoussiérer, c’est passer un coup de chiffon – microfibre c’est bien – sur les parties plastiques (et pour un bel effet tout propre, vous pouvez utiliser le nettoyant plastique Pure de GS27) mais aussi ôter les poussières, acariens et autres micro-organismes logés dans les moquettes et dans les sièges : pour cela, un aspirateur avec un embout brosse fera le gros du travail – vous pourrez aussi le passer délicatement sur des sièges en tissu. Sur les matières vinyles et le cuir, préférez une microfibre pour éviter les rayures !

N’hésitez pas à sortir toute partie amovible (tapis, housse, plaid, appui-tête amovible…) pour mieux les aérer et les « taper » à l’extérieur avant de passer l’aspirateur ou même de les passer à la machine à laver…

2. Même si ça n’a pas l’air sale, on nettoie !

En l’absence de tâche, c’est tout de même une bonne chose de nettoyer vos sièges : ils absorbent à chaque virée le sébum secrété par notre peau et notre cuir chevelu, la sueur et la crème solaire des journées d’été ensoleillées, les soins cosmétiques qui vous permettent de garder une peau souple ou un teint parfait, et plus largement tous les résidus déposés sur nos vêtements (particules contenues dans l’air, résidus de teinture, fragments de fibres textiles, résidus d’huile ou d’essence…) ou comme on le voit parfois, par nos amis les animaux – ouaf !

En bref, même si à l’œil nu, vos sièges ne sont pas sales, un coup de propre ne leur fera pas de mal du tout !

3. A chaque matière son soin…

TEXTILE : Chez les Youngtimers, comme sur les véhicules récents, on trouve souvent des matières textiles (dont les microfibres, et donc l’Alcantara©, font partie). Ces matières souples et souvent colorées imposent un nettoyage délicat avec un nettoyant approprié. Quel que soit le produit de votre choix, en bombe ou en spray, il s’agira de le pulvériser sur l’ensemble des parties textiles, de laisser agir quelques minutes puis de frotter légèrement avec un chiffon ou une microfibre. Ce geste permet de décoller les particules nichées dans les fibres. Et 2 en 1, les produits pour textile sont aussi utilisables sur les moquettes et tapis !

PLASTIQUE : Le plastique c’est fantastique, et chez les Youngtimers comme chez les plus anciennes, bon nombre de composantes de l’habitacle sont garnies en expansé vinyle, type Skaï© – une trame support en coton ou polyester enduite d’une couche de PVC, texturée ou non – et ce même si les sièges sont revêtus de cuir ! Sur ce type de revêtement non poreux, et très imperméable, on utilisera de préférence un nettoyant spécialement conçu pour les plastiques pour éviter l’effet « enduit ».  Les corps gras (huile, lait, baume…) sont donc à proscrire. Dans le doute, vous pouvez opter pour la solution éco-éco : eau chaude + bicarbonate, qui a fait ses preuves, mais faites tout de même un petit essai sur les couleurs vives, pour éviter les décolorations malencontreuses…

CUIR : Matière reine des intérieurs automobiles, le cuir est une matière dite « vivante ». Le cuir est chaud, doux…  et normalement, souple et plutôt mat ! Mal entretenu, le cuir durcit et devient cartonné : il ne respire plus, se charge des impuretés qu’il conserve dans son épaisseur et prend un aspect très lisse qui le rend souvent cassant et brillant (à ne pas confondre avec un cuir vernis à finition brillante, qui en jette !).
Le cuir, c’est comme la peau humaine, il faut lui donner à boire et à manger ! En cas de longue traversée du désert, on commence par un bon tartinage à l’huile, dite « pied de boeuf » – même si je ne suis pas sûre qu’on trouve encore aujourd’hui de l’huile réellement extraite de la graisse animale… – elle existe en version végétale et permet de nourrir le cuir en profondeur en évacuant ses impuretés. On la laisse poser au minimum 6h – une nuit complète – à 3 jours pour bien laisser pénétrer. On essuie les résidus avec un chiffon doux ou une microfibre. Quand le cuir est vraiment abimé, on peut renouveler tous les mois. Sinon, 2 à 3 fois par an suffisent. On peut compléter par une nouvelle couche de vernis (mat, satiné ou brillant) qui protègera dans la durée.
En entretien, j’utilise un lait – les puristes n’aimeront pas ça – parce que le cuir a aussi besoin d’être hydraté (à base de H2O), et l’huile est hydrophobe, vous me suivez ?… Donc en complément des traitements à base d’huile, nécessaire pour nourrir et assouplir le cuir, on passe de temps en temps un lait hydratant doux avec une microfibre pour nettoyer la surface et lui redonner de la texture. L’avantage, c’est que c’est vite fait, et il n’est pas nécessaire d’immobiliser la voiture.  

          Alors, on s’y met quand ?

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